Pourquoi j’ai tendance à chercher à plaire aux autres ? C’est parce que j’ai une image mentale de moi-même que je voudrais qu’elle soit agréable pour ceux qui vivent avec moi et ceux qui me côtoient. Cette image de moi-même, je la vois noble. Je suis une bonne personne, je suis gentil, on peut compter sur moi, je me préoccupe des autres. Je ne suis pas comme ces personnes qui ne pensent qu’à eux et profitent des autres. Je veux que les autres me perçoivent comme une personne extrêmement agréable et à leur service. C’est ça l’idéale de mon petit moi. Non seulement, je cultive cette image de personne bonne, mais j’ai besoin de preuve des autres que je suis une bonne personne, j’ai besoin que les autres valident mon comportement. Ces preuves, j’en ai besoin de mes parents, de mes frères et sœurs, plus tard de mes professeurs, mes employés, ma femme, de mes clients, et même d’une personne rencontrée par hasard dans la rue. Tout mon comportement se résume à cette phrase : je cherche à être aimé. Et pour être aimé, je dois travailler dur pour maintenir cette image.
Comme tu peux l’imaginer, chaque personne perçoit la vie selon leur point de vie, il n’est pas facile d’obtenir l’approbation de tout le monde. Même en poussant le bouchon un peu plus profondément pour être parfait aux yeux de tout le monde, tu vas rencontrer une personne sur 50 qui va te détester. Évidemment, chaque fois que quelqu’un dit du bien de moi, me félicite, m’encourage, je suis heureux. Mais chaque fois que quelqu’un dit quelque chose qui contredit ce que je pense de moi, cela me dérange et me blesse. Et ces contradictions me poussent à travailler encore plus sur mon image pour plaire et être aimé. Je rentre ainsi dans un cercle infernal de mes pensées pour plaire.
Maintenant, ce qu’il faut comprendre, ce qu’à la base, toi comme moi, nous sommes des personnes égoïstes, purement égoïstes. Le fait de chercher à se montrer empathique, d’être gentil, je trahis la nature de qui je suis à la base. Ne pas confondre égoïste avec se comporter comme un monstre. Je vais vous expliquer très simplement cette notion d’égoïsme que la plupart des gens ont du mal à bien saisir. Tu ne peux aider une autre personne si tu ne commences pas par t’aider d’abord, tu ne peux pas aimer une autre personne si tu ne commences pas par t’aimer d’abord. Je peux te faire la liste et je pense que tu as saisi le sens.
Lorsque je mets mes priorités sur les agendas des autres, je renie ma propre nature. Sauf que ma propre nature va se rebeller contre mon comportement. C’est ainsi que souvent, je sens en moi de la frustration après avoir aidé et que je ne reçois aucun retour, je me mets en colère contre tout le monde et des tensions se créent dans mes relations avec les autres. Je commence à sentir que je fais beaucoup pour les autres et rien pour moi. Je le pense au fond de moi et je ne dis rien. Je sens que je ne suis pas en train de faire ce que j’aimerais, que je ne suis pas en train de créer la vie que je voudrais. C’est normal puisque ma vie dépend des attentions des autres.
Toi qui me lis, ton mental doit te demander comment tu dois te comporter. Est-ce que tu dois arrêter d’être gentil et devenir un salopard ou un monstre ? La réponse est, bien sûr, que c'est non. Ne pas s’occuper de ce que pensent les autres de toi ne fait pas de toi un monstre. Mais il y a une façon d’être qui évite d’être la personne très, très gentil ou le monstre. J’appelle cette façon d’être le chemin du milieu. C’est quoi cette bête me demanderais-tu ?
Imagine une balance, d’un coté, tu as la personne très gentille, altruiste et de l’autre côté, tu as le monstre. Qu’est-ce qu’on a au milieu de la balance pour équilibrer les deux extrêmes. On a une personne qui est libre, indépendante des opinions des autres, mais aussi qui est enracinée dans ses propres valeurs. Cette personne vit de manière authentique. Elle ne trompe personne sur qui elle est. Elle ne se dénigre pas en se sacrifiant pour faire plaisir, ni n'agit de manière à écraser les autres pour montrer qu’elle est un monstre. C’est ce chemin entre les deux extrêmes qu’il faut apprendre à suivre si tu veux créer une vie extraordinaire. Je dis bien « une vie extraordinaire ». Il faut bien comprendre que lorsque tu es dépendant des opinions des autres, tu ne peux créer ta propre vie. Lorsque je lis la biographie des personnes qui ont réussi dans leur vie, ils ont tous un point commun : elles n’écoutent pas le qu'en-dira-t-on ! Si tu es constamment à l’écoute des opinions des autres, comment espères-tu avancer sur ton propre chemin ?
Au fait, c’est quoi l’opinion d’une autre personne ? C’est une pensée dans sa tête. Et cette pensée est le miroir de ce que cette personne pense d’elle-même. Si je te dis que tu es gentil, c’est parce que je suis gentil. Si je te dis que tu es un imbécile, c’est parce que je le suis moi-même. Mais le problème, si tu ne comprends pas ce concept, tu crois que tu es un imbécile et par ces mots, tu laisses l’autre personne contrôler ta vie, contrôler ce que tu dois penser de toi.
Lorsque tu es capable de te passer des opinions des autres, les mauvaises, mais surtout les bonnes, j’insiste sur les bonnes, alors tu te sens libre, tu te sens enraciné dans tes propres valeurs, tu as tes propres projets, tu n’as pas besoin que l’on te dit que ce que tu fais es bien ou mal, alors là, tu te découvres une nouvelle vie ou tout l’univers se mobilisent pour ta réussite parce que tu es responsable de ta vie. C’est comme cela que tu deviens le créateur de ta vie. Tu te sens vivant, débordant d’énergie. Tu sens que ta vie a un sens.
Tu me demanderas : « Cyril, mais qu’en est-il des retours d’expériences des autres ».
Et je te répondrai : « Ce que tu es vraiment inquiet des opinions des autres. Ce n’est pas qu’il ne faut pas écouter les retours d’expériences. Mais toi, c’est rarement ça que tu recherches. Tu recherches que l’on valide ton travail, ton attitude, ta façon d’être. Est-ce que tu sais que tu as un système de guidance émotionnelle qui te permet de savoir si ce que tu fais est bien ou pas ? Lorsque tu es enraciné dans tes valeurs, lorsque tu sais ce qui est bon pour toi, tu le sens.
Maintenant comment avancer vers cet état d’esprit. Il faut commencer par prendre conscience que le fait de chercher le soutien des autres, d’être aimé des autres, d’avoir les félicités des autres est une mauvaise stratégie. Tu dois travailler sur toi-même pour te rendre compte que cette stratégie ne marche pas. Pendant que tu seras en train de faire ce travail, ton mental va te faire comprendre que tu es à cote de la plaque, que ta stratégie actuelle est la bonne. Alors, fais gaffe à ton mental.
La deuxième chose, il faut prendre conscience que ce que tu cherches est être indépendant des opinions des autres, bonnes comme mauvaises. Cela signifie si une personne venait vers toi pour te féliciter ou encourager, cela ne change rien à ta trajectoire. Tu écoutes, mais tu ne réagis pas ou par politesse, tu dis merci pour la bonne comme mauvaise opinion. Si une personne se moque de toi, te critique, cela ne change rien non plus. Tu ne réponds pas au stimulus de la vie. Il faut être ok avec toutes les situations comme dirait Eckhart Tolle.
Je t'ai laissé la partie la plus fascinante de ce texte pour demain.
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