mardi 31 mai 2016

Comment percevoir la science et la spiritualité

Texte tiré de l'interview de Gregg Braden (Partie 7)

 

 
La science nous dit que nous devons faire un choix de croyance, soit croire dans la science ou dans la spiritualité, mais pas les deux. Étant un enfant, j’ai toujours cru que la science et la spiritualité étaient la même chose et je pensais que tout le monde avait le même avis comme personne ne disait rien d’autre.

De même, j’ai toujours cru que lorsque nous étudions la science, nous comprenons la nature et la façon dont le monde fonctionne et par la même occasion, nous comprenons Dieu. Mais, quand j’ai commencé à travailler dans les entreprises, je me suis rendu compte que j’étais loin de la vérité. Ils m’ont dit que soit je suis un scientifique ou un spiritualiste. Soit j’utilise la technologie ou j’utilise la religion. Mais pas les deux à la fois. 

Donc, j’ai réalisé que nous avons deux grandes forces dans cette civilisation, d’un côté une nouvelle science et de l’autre une nouvelle spiritualité qui vient de naitre seulement maintenant. Elle est si nouvelle qu’elle n'a même pas de nom. Nous ne savons pas comment l'appeler. Et peut-être qu'il vaut mieux qu’elle soit sans nom, parce que s'il y avait un nom, il aurait des règles et que quelqu'un serait le propriétaire. En tout cas, pour le moment, il n'a pas de nom, mais elle est un mélange - un beau mariage - entre la technologie et la science que nous avons aujourd'hui avec les connaissances qui nous ont éclairées depuis plus de 5 000 ans et qui nous ont permis d’arriver au point où nous sommes aujourd'hui.



lundi 30 mai 2016

Comment la science peut s'enrichir de la sagesse des anciennes traditions


C’est à travers l'imagerie de l'Observatoire spatial Chandra X-Ray que les scientifiques ont lancé une mission d’observation pour détecter les champs invisibles de l'énergie dans l'univers.

Comme les scientifiques continuaient à soupçonner que jusqu'à 90 % de l'univers est vide, cet observatoire nous montre aujourd'hui que, l'espace que nous croyons vide autrefois n’est en fait pas si vide - qu'il y a beaucoup d'énergie là-dedans qui ressemble à une toile d’araignée ou un réseau d'énergie.

C’est la compassion dans nos cœurs qui crée les ondes (les ondes de croyance formées d'énergie électrique et magnétique) qui nous alignent avec le champ. Ceci est notre schéma occidental, scientifique et technique pour décrire la matrice et cela semble très complexe. Le moine bouddhiste, l'abbé, a appelé ça « la compassion ». Il dit exactement la même chose et ils ont toujours su cela.

C'est là où cela devient si fascinant pour moi parce que la science est un langage. Et, il n'y a qu'un seul langage qui décrit notre monde et notre relation au monde. Il existe d'autres langues. La science est un langage relativement nouveau. Elle a seulement environ 400 ans. Mais d'autres langues ont plus 7.000 ans comme le cas des Vedas. Ainsi, la science est bonne. Cependant, elle est incomplète. Et, nous savons que la science n'a pas toutes les réponses. Donc, quand nous allons dans les autres traditions pour voir comment elles décrivent notre relation à l'univers, à certains égards, elles sont beaucoup plus complètes.

La science moderne vient seulement d’arriver, dans les dernières années du 20e siècle et au début du 21e siècle, à la compréhension que le champ est là-bas, et elle est en train de se dire : « Que faisons-nous avec ce champ ?"

La science a passé 400 ans à débattre pour essayer de prouver si oui ou non tout est connecté, alors que ces anciennes traditions ont commencé avec la compréhension que bien sûr, tout est connecté. Elles n’ont pas passé 400 ans pour prouver la connexion. Les 400 ans des anciens ont servi pour explorer la façon dont nous pouvons utiliser cette connexion pour devenir de meilleures personnes, et pour créer un monde meilleur.

Pour moi, en tant que scientifique, il y a de la valeur à regarder dans nos traditions les plus anciennes et les plus chères pour honorer notre passé. Ne les jetez pas par la fenêtre. Honorez-les. Et épouser cette sagesse avec la meilleure science d'aujourd'hui. Ensemble, nous créons une plus grande sagesse qui ne serait pas possible chacun de son côté.

Je pense que nous avons besoin maintenant de cette sagesse maintenant à cette période de l'histoire pour résoudre les problèmes que nous voyons dans notre vie. 

La science nous dit comment les choses fonctionnent. Les anciennes traditions à nous comment appliquer cette compréhension dans nos vies.

samedi 28 mai 2016

Comment les anciens conçoivent la compassion ?

Texte tiré de l'interview de Gregg Braden (Partie 5)

 

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Le Matrice....L'idée générale, avec l'abbé au Tibet était très clair quand il m’a dit cela - Et, je lui ai posé une question par le traducteur. Je lui ai dit, « Quelle est la force qui maintient l'univers ensemble ? » Nous avions déjà eu une conversation ou nous étions d'accord pour dire qu'il y a quelque chose dans l’Univers. Donc, je lui ai demandé des détails sur son point de vue bouddhiste tibétain ... L’abbé a eu une conversation avec le traducteur, puis il m’a répondu avec un seul mot : « La compassion ».

Je lui ai dit : « Attendez une minute. Je pensais que la compassion est un sentiment - une expérience que nous avons dans nos corps et dans nos cœurs. Je vous demande, quelle est cette force qui tient tout cet ensemble ? »

Et, de nouveau, il m’a répondu : « La compassion ».

Je lui ai dit : « Est-ce que c’est une expérience ou une force ? »

Et, il m’a dit : « Oui. » C’est les deux à la fois.

Pour moi, cette réponse est si puissant parce qu'il nous rappelle que nous sommes venus dans ce monde avec une puissance dans nos cœurs qui est déjà en nous - nous n’avons pas besoin d’apprendre. Et, c’est une puissance qui nous aligne avec le cadre, avec la matrice de l'univers lui-même. Max Planck a appelé ce champ d'énergie "La Matrice" en 1944. Il a inventé le terme, « La Matrice » pour décrire ce réseau d'énergie qui retient les particules de l'univers ensemble.

Et, du point de vue bouddhiste, voilà comment ils conçoivent l'expérience de la compassion. Il ne suffit pas de se sentir désolé pour quelqu'un en disant : « Oh, pauvre personne » quand ils ont une mauvaise journée. Dans les traditions occidentales, le plus souvent les gens pensent de la compassion de cette façon. Cela peut être une partie de cette définition. Mais, du point de vue bouddhiste, il est beaucoup plus profond que cela.

C’est vivre une vie éveillée et consciente, à l’écoute de son cœur et dans ces moments, nous sentons que nous sommes une partie de tout ce qui est. Et, nous devons savoir que, ce que nous faisons à chaque instant dans notre vie affecte non seulement nous, mais aussi cela affecte l'autre bout de l'univers. Et, vivre consciemment nos vies - c’est respecter et en honorer cette relation. C’est une belle manière de vivre.

La suite demain

 

 

vendredi 27 mai 2016

Comment vivre dans ton cœur ?

Texte tiré de l'interview de Gregg Braden (Partie 4)

 

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La question que les scientifiques se posent est : « Nous savons que les expériences marchent. Nous savons que lorsqu'une personne ou un groupe de personnes se réunissent et partagent une expérience commune dans leur cœur pendant une période de temps, comme par exemple, le projet international de la paix au Moyen-Orient, où les gens se sont réunis pour ressentir les sentiments de paix pendant la guerre israélo-libanaise au début des années 1980, nous avons vu que cela a fonctionné. Lorsqu’ils ont créé ces sentiments, nous voyons statistiquement, que les activités terroristes ont chuté à zéro, les crimes contre les personnes ont diminué, les visites à l'hôpital d'urgence ont diminué, et les accidents de la circulation ont diminué ».

Alors, les scientifiques se demandent : « Si cette prière est si puissante, alors pourquoi elle ne dure pas ?

C’est là le point crucial ! C’est la partie du secret des traditions anciennes qui a été éludée par beaucoup d’entre nous, parce que cette expérience a lieu dans le cœur, mais vous les scientifiques, vous considérez l’expérience comme quelque chose qui se passe à un moment dans le temps.

Voilà ce que les anciens nous disent : vous allez donc vivre votre vie quotidienne et à un certain moment dans la journée, vous faites une pause et vous faites cette expérience du cœur - cette prière. Et quand la prière est terminée, vous reprenez le cours de votre journée.

Et la chose la plus extraordinaire, la plus sacrée, et les traditions anciennes sont très claires, que cette expérience du cœur n’est pas une expérience que nous faisons, mais une expérience que nous devenons. C’est quelque chose que nous vivons dans nos vies. La vie devient une prière. Chaque instant de chaque jour est une prière. Et à cause des conditions de pratique de cette prière, il est appelé « le mode perdu de la prière » (prière basée sur les sentiments), parce que la prière doit être imprégnée de nos sentiments, (nous pouvons avoir des sentiments tout le temps, nous pouvons avoir des sentiments dans nos voitures tout en conduisant sur la route, nous pouvons avoir des sentiments dans notre bureau, à l'école, avec nos familles, seuls dans le parc), nous pouvons toujours avoir des sentiments et cela signifie que nous pouvons toujours être en prière.

C’est quelque chose que nous faisons à chaque instant. C’est un art de vivre. C'est quelque chose que nous devenons. Et, quand nous la faisons, cette prière ne se termine jamais.

Et voilà le secret de comment maintenir les effets puissants de cette prière dans le temps ! 

La suite demain


jeudi 26 mai 2016

Comment fonctionne l’œil du cœur II ?

Texte tiré de l'interview de Gregg Braden (Partie 3)


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Voilà ce que les anciens nous invitent à faire : quand quelque chose nous fait mal, quand quelque chose croise notre chemin et qui nous cause de la souffrance, notre première réaction, de manière générale, est de se déplacer loin de ce qui se passe et de se dire : "je ne veux pas cette expérience " C’est là que le jugement commence.

Mais si nous pouvons embrasser l’expérience de quelqu'un ou de quelque chose qui nous blesse, non pas que nous aimons l'expérience ou que nous voudrions la vivre à nouveau, les anciens nous disent que nous devrions plutôt bénir l'expérience. Cela peut sembler très étrange l’idée de bénir des choses qui nous blessent. Mais, voici ce qui se passe en réalité. Quand nous commençons à bénir les choses qui nous causent de la douleur, la bénédiction est tout simplement de la reconnaissance.

Par exemple : " Je bénis la personne qui vient d'être malhonnête avec moi, Je bénis la personne qui a trahi ma confiance ". Et, vous dites ça, encore et encore. Et, vous le dites à haute voix. Ce qui commence à se produire est que l'expression verbale apporte de l'énergie physique vers le haut du cœur et dans le corps. Bientôt, votre corps devient un peu plus chaud et vous avez des larmes aux yeux. Et vous dites : " Je bénis cette personne. Je bénis cette personne ". C’est cette bénédiction qui soulage le poids du jugement durant ce moment. Voilà tout ce que nous avons besoin, parce que pendant ce moment lorsque l'on est soulagé, on peut remplacer le mal par autre chose. Et les anciens nous disent que cette autre chose est-ce que nous appelons la beauté.

La beauté est une force puissante dans notre monde. Et, il existe déjà partout. Les anciens Esséniens comme les Américains autochtones - ils disent tous que la beauté est déjà partout dans toutes choses. Notre travail est de constater cette beauté, de la chercher. 

Mère Teresa était passé maître à voir de la beauté dans toutes choses. Elle se promenait dans les rues de Calcutta, en Inde, et elle pouvait voir des cadavres dans la rue et de la pourriture dans les gouttières. Dans les excréments, dans les caniveaux des rues de Calcutta, elle arrivait à trouver une fleur en pleine croissance. Et, dans cette fleur, elle trouvait de la beauté dans les rues. Cette expérience lui a donné la force pour trouver encore plus la beauté dans la vie.

Donc, plutôt que de juger les expériences quand ils viennent à nous, nous pouvons regarder chaque expérience comme une bénédiction. Et, quand nous nous sentons blesser, encore une fois dites : "oui, je me sens blesser." Donc, reconnaître premièrement. Deuxièmement, se demander : qu’est-ce que cette blessure me dit ? Quelle voix j’entends ? Qu’est-ce que cela me dit de ma vie ? Et, bénissez cette blessure qui nous donne des informations sur nous-mêmes.

Si nous commençons cette expérience, il devient beaucoup plus facile pour nos pensées, nos sentiments et nos émotions de déplacer la montagne quand elle est à travers notre chemin.

La suite demain