Lorsqu’il s’agit de définir la compassion, l’idée qui nous vient à l’esprit est : on se sent désolé pour quelqu’un en se disant : « Oh, pauvre personne, il n’a pas de chance, je compatis ». Dans les traditions occidentales, souvent les gens pensent de la compassion de cette façon. Dans le dictionnaire, la compassion est définie comme est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d'autrui, et poussé à y remédier.
Mais, du point de vue bouddhiste, la compassion est beaucoup plus profonde que cela. Ce mot signifie : « Voir les évènements, les gens, le monde, etc. tels qu’ils sont sans jugement, sans croyances ». Je trouve que cette définition donne plus de valeur au sentiment de compassion. En ressentant la compassion dans mon cœur de cette manière, je sens que je vibre à une fréquence beaucoup plus élevée.
Lorsque j’éprouve de la pitié pour les autres, je sens que je vibre à une fréquence très basse puisque je ressens dans mon cœur de la tristesse, de la peur. Ce n’est pas en vibrant à une fréquence basse que je sens, je peux aider une personne qui est dans la détresse. Mon ego essaie à chaque fois de me convaincre que compatir, c’est ressentir la souffrance d’autrui, parce que ce mot est ancrée comme une croyance en moi par cette définition.
Mais la réalité de la loi universelle dit que tu ne guéris pas en sentant en toi de la douleur, mais en sentant en toi de l’amour, de la gratitude et justement de la compassion, c’est-à-dire accepter l’état d’être de la personne sans jugement.

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